Costa Rica Species
PlantaeRang le plus élevé en taxonomie. Regroupe toute la vie en domaines : Animalia, Plantae, Fungi, etc.IUCN ENUnion Internationale pour la Conservation de la Nature — autorité mondiale sur le risque d'extinction des espèces. — En danger — risque très élevé d'extinction si les menaces ne sont pas traitées en urgence.En CoursÉtape actuelle de cet enregistrement dans le flux de révision éditoriale. Observation Récente

Cattleya dowiana

Cattleya de Dow

Bateman & Rchb.f., 1866

Textos détaillés Multi-langue
Le Cattleya dowiana, connu localement sous le nom de 'Guaria de Turrialba', est considéré comme l'une des orchidées les plus belles, les plus rares et les plus convoitées au monde. Il s'agit d'une plante épiphyte qui produit des fleurs extraordinairement grandes (jusqu'à 15-20 cm de diamètre) et très parfumées. Sa beauté incomparable réside dans le contraste dramatique de ses couleurs : elle présente des pétales et des sépales d'un ton jaune nankin pâle, qui servent de toile de fond à un labelle spectaculaire, large, rouge cramoisi foncé à magenta, intimement veiné de fils d'or. Ses pseudobulbes épais (tiges modifiées) sont couronnés de feuilles coriaces simples ou doubles. Elle a été découverte dans les années 1860 dans les jungles de Turrialba, au Costa Rica, par le collectionneur Josef Warszewicz, et nommée en l'honneur du capitaine américain J.M. Dow. Sa sublime beauté naturelle en a fait une icône de la flore costaricienne et l'une des espèces fondatrices les plus importantes de l'histoire mondiale de l'hybridation des orchidées.

Ajouté par

Conservateur anonyme

Révisé par

En Révision

Autres nomsNoms régionaux et multilingues utilisés pour cette espèce dans différents pays et langues.

Guaria de TurrialbaGuaria TurrialbaDow's CattleyaQueen of OrchidsReina de las Orquídeas

TaxonomieClassification biologique situant cette espèce dans l'arbre du vivant, du Règne au Genre.

EmbranchementRang sous le Règne. Regroupe les organismes partageant un même plan corporel fondamental (ex. Chordata = vertébrés et certains invertébrés).Tracheophyta
ClasseRang sous le Phylum. Subdivise par traits structurels (ex. Mammalia, Aves, Reptilia, Insecta).Liliopsida
OrdreRang sous la Classe. Regroupe les familles apparentées partageant une ascendance commune (ex. Carnivora, Primates).Asparagales
FamilleRang sous l'Ordre. Regroupe les genres étroitement liés (ex. Felidae = félins, Canidae = canidés).Orchidaceae
GenreRang juste au-dessus de l'Espèce. Premier mot du nom scientifique binomial.Cattleya
Autorité taxonomiqueScientifique ayant décrit et publié formellement cette espèce pour la première fois, suivi de l'année de publication.Bateman & Rchb.f., 1866
Complétude de la Fiche
89%
Bientôt disponible

Écologie et statutComment vit cette espèce : habitat, régime alimentaire, comportement, état de la population et rôle dans son écosystème.

OrigineSi l'espèce est indigène (a évolué ici), endémique (n'existe que ici) ou introduite par l'activité humaine.

Indigène

TendanceDirection de l'évolution de la taille de la population : en augmentation, stable, en déclin ou inconnue.

En baisse

Rôle trophiquePosition dans la chaîne alimentaire : producteur, herbivore, carnivore, omnivore, décomposeur ou parasite.

--

Port (Habitus)Forme et structure physique de la plante : arbre, arbuste, herbe, liane, épiphyte, aquatique, etc.

--

Type de FeuillageCaractéristiques du feuillage : caduc (chute saisonnière), persistant, simple, composé, aciculaire, etc.

--

Saison de FloraisonPériode de l'année pendant laquelle cette espèce se reproduit ou fleurit typiquement.

--

Observations récentesSi cette espèce a été observée à l'état sauvage au Costa Rica ces dernières années.

Oui

Résumé de l'HabitatAperçu des écosystèmes et environnements spécifiques où se trouve cette espèce au Costa Rica. Multi-langue

Espèce endémique des forêts prémontagneuses et tropicales très humides, principalement sur le versant caraïbe du Costa Rica (comme Turrialba, Siquirres et le bassin de la rivière Reventazón) et les zones adjacentes du Panama et de la Colombie. Elle pousse strictement comme épiphyte sur les hautes branches de la canopée forestière, entre 250 et 1 000 mètres d'altitude. Elle nécessite un microclimat très spécifique : un environnement constamment humide, mais avec une excellente ventilation permettant à ses racines de sécher rapidement après la pluie, et une exposition à une lumière vive et filtrée à travers les feuilles des grands arbres hôtes.

Besoins en Lumière/EauIntensité lumineuse et niveaux d'humidité nécessaires à cette plante pour croître et se reproduire. Multi-langue

Information non disponible en Français. Aidez-nous à compléter cette fiche !

ComportementPatterns d'activité quotidienne, déplacements, utilisation du territoire, style de recherche alimentaire et changements saisonniers. Multi-langue

C'est une orchidée sympodiale aux habitudes strictement épiphytes. Elle vit ancrée dans les fourches et les branches primaires de la haute canopée des arbres, sans être un parasite (elle ne vole pas la sève de l'arbre, l'utilisant uniquement comme support). Elle a un cycle annuel fortement saisonnier. Après la période de reproduction à la saison des pluies, la plante traverse une période de repos où la croissance active est réduite. De nouvelles feuilles et pseudobulbes se développent avec l'arrivée de la nouvelle saison humide.

Toxicité / UsagesComposés toxiques présents et effets documentés sur les humains ou d'autres organismes. Multi-langue

Information non disponible en Français. Aidez-nous à compléter cette fiche !

Mesures Physiques

Longueur (cm)

15.0 - 40.0 cm

Structures ReproductivesFleurs, fruits et graines : organes reproducteurs et leur apparition saisonnière.

Photos de Fleurs (Max 2)

Aucune image

Photos de Fruits (Max 2)

Aucune image

AdaptationsTraits héréditaires améliorant la survie et la reproduction de l'espèce dans son environnement spécifique. Multi-langue

Racines à vélamen : Comme beaucoup d'orchidées épiphytes, ses racines ne sont pas dans le sol, mais exposées à l'air. Elles sont recouvertes d'un tissu mort et spongieux appelé 'vélamen', qui agit comme une éponge capable d'absorber rapidement l'eau de pluie et l'humidité ambiante, ainsi que d'attacher fermement la lourde plante à l'écorce de l'arbre hôte.
Stockage dans les pseudobulbes : Elle présente des tiges épaissies en forme de fuseau (pseudobulbes) qui fonctionnent comme des réserves d'eau et de nutriments. Cette adaptation lui permet de survivre pendant les périodes de sécheresse saisonnière ou les jours de chaleur intense dans la canopée, où l'eau n'est pas retenue dans le substrat.
Architecture florale de précision : Le labelle géant en forme de trompette n'est pas seulement esthétique ; c'est une piste d'atterrissage spécialisée pour ses pollinisateurs (grandes abeilles euglossines). Les guides dorés du labelle dirigent l'insecte vers le nectar au fond de la fleur, l'obligeant à frotter son dos contre la colonne florale, retirant ou déposant ainsi les masses de pollen (pollinies).

MenacesPressions documentées réduisant la population : perte d'habitat, chasse, maladies, changement climatique, espèces invasives. Multi-langue

Extraction et braconnage illégaux : La beauté superlative de cette fleur a failli causer son extinction. Du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, des dizaines de milliers de plantes ont été arrachées aux jungles du Costa Rica et exportées pour satisfaire l'avidité des collectionneurs européens et américains. Aujourd'hui, le braconnage ou 'huaqueo' pour le marché noir des orchidées reste sa plus grande menace.
Déforestation de la forêt prémontagneuse : L'expansion de la frontière agricole, notamment pour les grandes plantations de café et de canne à sucre et l'élevage de bétail dans la Vallée Centrale et le versant atlantique, a détruit les grands arbres centenaires de la canopée dont cette espèce a impérativement besoin pour se maintenir.

Faits IntéressantsFaits surprenants ou remarquables soulignant ce qui rend cette espèce unique ou écologiquement importante. Multi-langue

C'est la 'mère' des orchidées commerciales modernes. Cattleya dowiana est une légende en orchidologie. Pratiquement toutes les grandes orchidées hybrides (type 'corsage') qui présentent des couleurs jaunes, oranges, pêches, et celles qui possèdent un grand labelle sombre avec des motifs dorés complexes, portent la génétique de cette plante costaricienne dans leur lignée.
Elle est notoirement difficile à cultiver artificiellement. De nombreux collectionneurs européens du XIXe siècle ont échoué en essayant de la garder en vie dans des serres. La Guaria de Turrialba est capricieuse ; ses racines sont très intolérantes à l'excès d'humidité retenue et pourrissent très facilement dans des pots ordinaires. Elle exige un équilibre parfait entre une ventilation extrême et des arrosages fréquents que seule la canopée de la forêt tropicale offre naturellement.
Son parfum a été décrit comme vanille, citron et roses. Les superbes fleurs émettent leur parfum maximum tôt le matin. Elle a développé cette odeur pénétrante pour voyager sur des kilomètres à travers la jungle dense et guider un pollinisateur très particulier vers une fleur éphémère qui dure moins de deux semaines ouverte.